IMERIR : l’école d’informatique et de robotique de Perpignan désormais fermée

L’IMERIR — Institut Méditerranéen d’Études et de Recherche en Informatique et Robotique — était une école supérieure spécialisée dans les technologies numériques et la robotique, implantée à Perpignan. La structure EESC IMERIR a fait l’objet d’une liquidation judiciaire en 2025 : l’établissement est aujourd’hui fermé et n’accepte plus aucune inscription. Cet article revient sur ce qu’était l’IMERIR, les formations qu’elle proposait, son statut de diplôme, les avis des anciens étudiants et les alternatives à envisager pour les candidats concernés.
Ce qu’était l’IMERIR Perpignan
Fondée sous le statut d’école supérieure consulaire, l’IMERIR Perpignan était rattachée à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales. L’école se positionnait comme un acteur régional de la formation aux métiers du numérique, avec une orientation marquée vers les technologies industrielles et connectées.
Son nom complet, Institut Méditerranéen d’Études et de Recherche en Informatique et Robotique, reflétait bien l’ambition initiale : former des techniciens et cadres capables d’intervenir sur des systèmes informatiques complexes, des robots industriels et des réseaux connectés. Implantée dans les locaux de la CCI à Perpignan, l’école jouissait d’une certaine visibilité régionale, notamment grâce à ses partenariats avec des entreprises locales et nationales dans le cadre de l’alternance.
L’IMERIR n’était pas classée parmi les grandes écoles d’ingénieurs nationales, mais constituait une option accessible pour des bacheliers souhaitant s’orienter vers des métiers techniques dans le numérique sans passer par les classes préparatoires classiques.
Les formations proposées : informatique, robotique et alternance 🎓
L’IMERIR proposait des cursus allant globalement jusqu’au niveau Bac+5, avec différentes spécialités selon les périodes :
- Informatique et systèmes connectés : développement logiciel, architecture réseau, internet des objets (IoT)
- Robotique et systèmes embarqués : programmation de robots, automatisation industrielle, systèmes temps réel
- Intelligence artificielle et données : machine learning appliqué, traitement de données, systèmes intelligents
- Cybersécurité : sécurisation des réseaux, gestion des risques numériques, audit de systèmes
- Management de systèmes informatique et robotique : encadrement de projets technologiques à niveau Bac+5
La formation en alternance était l’une des caractéristiques les plus appréciées de l’établissement. Les étudiants alternaient entre l’école et l’entreprise, ce qui permettait une insertion professionnelle plus directe à l’issue du cursus. La formation robotique alternance et la formation informatique alternance attiraient des profils souhaitant combiner expérience pratique et acquisition de compétences techniques.
| Formation | Niveau | Modalité | Domaine |
|---|---|---|---|
| Systèmes informatiques | Bac+3 à Bac+5 | Alternance / initial | Informatique, réseaux |
| Robotique industrielle | Bac+3 à Bac+5 | Alternance | Robotique, embarqué |
| Intelligence artificielle | Bac+5 | Alternance / initial | IA, data |
| Cybersécurité | Bac+3 à Bac+5 | Alternance | Sécurité informatique |
Diplômes IMERIR : titre RNCP, pas diplôme d’ingénieur CTI
Un point essentiel à comprendre pour les anciens étudiants ou les candidats qui avaient envisagé l’IMERIR : les diplômes délivrés par l’école n’étaient pas des diplômes d’ingénieur accrédités CTI.
La Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) est l’instance qui certifie les véritables écoles d’ingénieurs en France. L’IMERIR ne figurait pas dans la liste des établissements habilités CTI. Ses formations menaient à des titres RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles), reconnus par l’État mais distincts des diplômes d’ingénieur classiques ou des diplômes universitaires (licence, master CNAM…).
Le titre phare au niveau Bac+5 était le Manager de systèmes informatique et robotique, inscrit au RNCP. Ce type de certification professionnelle présente une valeur sur le marché du travail, notamment dans les PME et ETI technologiques, mais peut être moins reconnu dans certains grands groupes ou contextes internationaux qui privilégient les diplômes d’ingénieur CTI ou les masters universitaires.
Cette distinction entre titre RNCP, diplôme universitaire et diplôme d’ingénieur CTI est fondamentale pour évaluer la portée d’une formation issue de l’IMERIR.
Avis IMERIR : ce que disaient les anciens étudiants
Les avis disponibles sur l’IMERIR, bien qu’anciens et à contextualiser, permettent de dégager quelques tendances récurrentes.
Points positifs fréquemment cités :
- La qualité du dispositif d’alternance et les relations avec les entreprises partenaires
- L’ambiance technique et la taille humaine de l’établissement, favorisant un suivi personnalisé
- L’aspect professionnalisant des formations, perçu comme un avantage pour l’entrée rapide sur le marché du travail
- La diversité des projets pratiques en robotique, IoT et cybersécurité
Points de vigilance relevés :
- Le statut du diplôme (titre RNCP vs diplôme d’ingénieur) générait des incompréhensions chez certains étudiants qui n’avaient pas mesuré la différence à l’entrée
- Des interrogations sur la reconnaissance du diplôme hors du tissu économique régional
- L’instabilité institutionnelle, qui a finalement conduit à la fermeture IMERIR et à la liquidation judiciaire en 2025
Ces avis IMERIR doivent impérativement être lus à la lumière de la situation actuelle : l’école n’existe plus. Les étudiants en cours de formation au moment de la fermeture ont dû trouver des solutions de substitution, et les diplômes obtenus restent valides mais leur portée dépend du contexte professionnel.
Fermeture IMERIR 2025 : liquidation judiciaire et conséquences
La fermeture IMERIR est officialisée suite à une liquidation judiciaire prononcée en 2025. Cette procédure marque la cessation définitive de l’activité de l’établissement : il n’y a plus de cours, plus d’inscriptions et plus de personnel en poste à l’école.
Pour les anciens étudiants, les titres RNCP obtenus restent reconnus et ne sont pas annulés par la fermeture de l’organisme formateur. En revanche, il est conseillé de conserver l’ensemble des documents attestant de la formation (attestations, relevés de notes, certificat de réussite RNCP).
Pour les candidats qui envisageaient l’IMERIR, il est indispensable de se tourner vers des alternatives. L’école informatique Perpignan et l’école robotique Perpignan ont perdu leur acteur historique de référence avec la disparition de l’IMERIR. Plusieurs pistes méritent d’être explorées :
- Les IUT et Universités proposant des BUT Informatique ou des masters en informatique/robotique dans la région Occitanie
- Les écoles d’ingénieurs CTI accessibles post-bac ou sur concours (ISEP, EPITA, CESI…) avec des campus en alternance
- Les formations RNCP équivalentes proposées par d’autres CFA ou écoles consulaires
- Les parcours CNAM pour une montée en compétences progressive, diplôme universitaire à l’appui
Alternatives aux formations IMERIR en informatique et robotique
La disparition de l’IMERIR laisse un vide dans l’offre de formation en alternance en informatique et robotique sur Perpignan et le département des Pyrénées-Orientales. Pour les profils intéressés par ce type de cursus, plusieurs orientations sont possibles en 2025-2026.
Les écoles d’ingénieurs post-bac avec habilitation CTI offrent la reconnaissance nationale et internationale la plus solide. Des établissements comme l’EPITA, l’ISEP, l’ESEO ou encore le CESI proposent des spécialisations en informatique, cybersécurité, systèmes embarqués et intelligence artificielle, souvent en alternance dès la première année.
Les universités et IUT d’Occitanie (Montpellier, Toulouse, Perpignan via UPVD) proposent des BUT Informatique ou des licences professionnelles en réseaux et systèmes, accessibles sans concours et reconnus par l’Éducation nationale.
Enfin, les organismes de formation certifiés Qualiopi proposant des titres RNCP en informatique ou robotique constituent une voie à étudier pour ceux qui souhaitent rester sur un format comparable à ce que proposait l’IMERIR, en vérifiant soigneusement la reconnaissance du titre visé et le taux d’insertion professionnelle communiqué par l’établissement.
